Bonjour
Les cours d'anglais que dispensent Everyday English à Marseille reprennent le lundi 1 octobre et pour le premier trimestre à Hispam, 62 chemin St Jean du Désert.
LUNDI : 18H30
MARDI : 12H30
MERCREDI : 14H30-15H30
15H30-17H-ETUDIANTS/INTERMEDIAIRE
16H30
JEUDI : 11H00
18H30
VENDREDI : 10H 30
Prix d’un trimestre : 110€
Inscriptions (l’année civile
See you soon,
Donna Faure
Everyday English
06 11 54 53 59 www.every-day-english.com
– 20H - INTERMEDIAIRE– 14H – CONVERSATION– SOUTIEN SCOLAIRE– 17H30 ENFANTS à partir de 6 ans– 12H30 – FAUX DEBUTANT– 20H –FAUX DEBUTANT– 12H00 – INTERMEDIAIRE– pour les nouveau membres) Everyday English : 10 € Hispam : 15€
Le 1er octobre les cours de langues (italien, espagnol, portugais, français, anglais et chinois) reprennent à Marseille et à Aix en Provence !!
Horaires cours d'espagnol à Marseille
Horaires cours d'espagnol à Aix en Provence
Horaires cours de portugais à Marseille
Horaires cours de français à Marseille
Horaires cours d'anglais à Marseille
Horaires cours de chinois à Marseille
Horaires cours d'italien à Marseille
A bientôt !!
Frida Kahlo par Frida Kahlo
Ecrits
Choix, prologue et notes de raquel Tibol
Frida peintre, Frida engagée, Frida malade, Frida amoureuse des hommes mais aussi des mots : c'est ainsi que l'artiste mexicaine apparaît dans ce recueil de textes, composé surtout de lettres, signés de sa main. Elle porte un regard intimiste sur trente années de sa vie, de 1922 à 1954, s'adressant à nombre de personnages publics tels Diego Rivera bien sûr, mais aussi le compositeur Carlos Chavez, le poète Carlos Pellicer, Abby Rockefeller, Ella et Bertram D. Wolfe ou encoire Nikolas Murray.
L'écriture de Frida Kahlo fait écho à sa peinture et apporte un éclairage nouveau sur ce que l'on connaît de sa vie. Un séjour à Paris en 1939 est l'occasion de quelques attaques acerbes adressées au Surréalisme et à ses représentants. Elle porte aussi un regard sévère sur l'Europe au lendemain de la guerre d'Espagne et n'épargne ni les "Ricains" ni leur pays ("Grigoland"), où elle s'est si souvent languie du Mexique.
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot.
http://www.christianbourgois-editeur.fr ISBN 978-2-267-01935-3
LA SEMAINE NOIRE
de Marseille
16-30 septembre 2007
à la Friche Belle de Mai, à la BMVR Alcazar,
sur le cours Julien, à Septèmes, au cinéma Les Variétés, à la LIBRAIRIE L'ECAILLER
La SEMAINE NOIRE 2007 est une manifestation littéraire organisée par l’association L’écrit du sud en partenariat avec La
Friche Belle de Mai, la bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR Alcazar), la librairie L’écailler, les éditions
L’écailler, les Terrasses du Polar, l’Espace Ecureuil, les villes de Marseille et de Septèmes-les-Vallons, ainsi que l’Instituto de
México et le Secrétariat des Relations Extérieures Mexicaines, avec également la participation des Films du Tambour de
Soie, du cinéma Les Variétés, du Quai du Rire.
La « Semaine Noire » a été créée en 2006, elle se déroule durant la deuxième
quinzaine du mois de septembre. Elle se compose de trois axes directeurs : une
résidence d’auteur de roman noir, un « jumelage noir » avec une ville étrangère et
une grande fête du polar réunissant plusieurs dizaines d’auteurs, incluant les
« Terrasses du Polar » ainsi que plusieurs rencontres et projections publiques.
la résidence d’auteur
Le participant est un auteur de roman noir ou policier de renommée nationale ou internationale. En
2006 Didier Daeninckx a ouvert cette opération, pour 2007, c’est Noël Simsolo (*) qui est l’invité de
L’écrit du Sud et de la Friche Belle de Mai.
La résidence d’auteur de L’écrit du Sud souhaite donner à l’ensemble de la « filière noire » marseillaise et
régionale (auteurs de romans policiers, éditeurs, décideurs culturels, etc) l’occasion et le temps de
rencontrer un auteur de renommée, extérieur à notre région. Il s’agit aussi de permettre à cet auteur une
immersion dans notre ville, en l’aidant s’il le souhaite à produire un texte issu de cette résidence.
Des rencontres, qu’elles soient formalisées ou informelles, des cafés littéraires, des tables rondes, des
repas pris en commun, seront les moyens de cette rencontre entre un auteur et le tissu littéraire
marseillais concerné par le roman noir.
L’auteur en résidence est logé à la « Villa » de la Friche Belle de Mai.
noël simsolo - photo EDS
(*) Noël Simsolo est né le 31 août 1944. Comédien (« Alice ou la dernière fugue », de Chabrol, « Les
héroïnes du mal », de Borowczyk, « Rosa la rose, fille publique », de Vecchiali, « Autour de minuit »,
de Tavernier, « Je suis né d’une cigogne », de Gatlif, etc) il a multiplié les petits rôles tout en
s’intéressant de près au cinéma comme auteur. Spécialiste du film noir, il a écrit sur Sergio Leone, sur
Clint Eastwood, sur Alfred Hitchcock, sur Fritz Lang. Mais c’est comme auteur de polars pour ados et
préados (la série des Edgar Flanders) et comme auteur de romans policiers qu’il trouve le mieux sa
définition. Noël Simsolo, profitant de sa résidence marseillaise, a invité pour une soirée son
camarade Jean-Pierre Mocky.
le « jumelage noir »
Inauguré par la venue à Marseille de deux auteurs de Glasgow en 2006 (Suhayl Saadi et Jonathan
Charley) le « jumelage noir » organisé par L’écrit du Sud sera cette année l’occasion pour les lecteurs
marseillais de rencontrer deux auteurs de Mexico, Juan Hernandez Luna et Eduardo Monteverde (*)
Comme pour la résidence, le lieu privilégié de ce « jumelage » est la Friche Belle-de-Mai, à la fois pour
l’hébergement et une partie des interventions publiques. La volonté est de tisser des liens internationaux
dans le domaine du « noir ». De faire de Marseille une des capitales mondialement reconnues de cet
univers littéraire extrêmement représentatif de nos sociétés contemporaines.
juan hernandez luna – photo EDS
(*)
Juan Hernandez Luna est né en 1962. « Filleul » de Paco Ignacio Taïbo II, a obtenu avec
pour le puma
nouveau en 2007 pour « Cadaver de ciudad ». Parfois drôle, voire truculent, toujours extrêmement
mélancolique, si ce n’est désespéré, Luna donne de « l’âme mexicaine » une vision à la fois joyeuse
et terrible. Il a publié deux romans chez l’éditeur marseillais L’écailler (« Naufrage » et « Fausse
lumière » dans la collection L’Atinoir) et un autre, « Le corbeau, la blonde et les méchants » est sorti
chez L’Atalante. Homme de lettres, d’une manière ou d’une autre, Luna vit à Mexico mais il est le
meilleur guide de la ville de Puebla.
Eduardo Monteverde a plusieurs vies à son actif : chroniqueur de faits divers, navigateur, médecin. Il
a publié plusieurs romans et essais au Mexique ; en France on trouvera « Almagro dans ses brumes »,
une (en)quête initiatique publiée à L’écailler (traduction Jacques Aubergy).
Du tabac(L’Atalante) le prix Hammet 1997 décerné au festival international de Gijón, puis àeduardo monteverde – photo l’atinoir
trois – three – tres – tre – drei
les « terrasses du polar »
Pour sa 7
encore. Outre le rendez-vous septémois du samedi 29 (à partir de 17h), voici le déroulement de la
manifestation du dimanche 30 septembre sur le cours Julien :
- 11h à « La Baleine qui dit Vagues », assistez au débat du « Prix Marseillais du Polar », animé par le
critique Hubert Artus(LCI, Virgin Mag, Rue 89, etc.). Ce sera l’occasion de voir un auteur récompensé
par le jury de lecteurs 2007.
- 14h sur la scène du Cours-Julien : remise officielle du « Prix Marseillais du Polar » à son lauréat, prix
doté d’une somme de 1500 euros par la MGM (Mutuelle Générale Méditerranéenne).
- Sous le parrainage de Jean-Christophe Duchon-Doris, lauréat 2006, ouverture du salon, avec 50 auteurs
présents, Français et étrangers, en rencontre-dédicaces.
- 15h à « La Baleine qui dit Vagues », projection du film « Mon colonel » (de Laurent Herbier, coscénarisé
par Costa-Gavras d’après le roman homonyme de Fred Zamponi), suivie d'un débat en
présence de l’auteur.
e édition, ce rendez-vous, qui réunit auteurs et amateurs de polars de tous horizons, s’enrichit----
Les auteurs présents
Gilles Ascaride / Henri-Frédéric Blanc / Alain Bron / Jean-Pierre Ceccaldi / Alexandre Clément / Jean
Contrucci / Patrick Coulomb / Thierry Criffo / Jean D’Aillon / Jean-Paul Delfino / Gilles Del Pappas
/ Olivier Descosse /Michel de Roy / Jean-Christophe Duchon-Doris / Roger Facon /Franz-Olivier
Fogiel (sous réserve) /André Fortin /Georges Foveau / René Frégni / Karine Giebel / Maurice
Gouiran / Eric Hossan / Michel Jacquet / Bruno Leydet / Jean-Luc Luciani / Juan Hernandez Luna /
Michel Martin-Roland / Franck Membribe / Eduardo Monteverde / Maureen O’Brien / Jean-Pierre
Orsi / Gilda Piersanti / Xavier Pivano / Alain Pucciarelli / Serge Quadruppani / Serge Yves Ruquet /
Sanz & Nico / Jean-Claude Schineizer/ Serge Scotto / Noël Simsolo / Romain Slocombe / Marc
Spaccesi / Eric Stoffel / Anne-Laure Thieblemont / François Thomazeau / Joachim Sebastiano Valdez
/ Jacques Vallet / Thierry Vieille / Lalie Walker / Fred Zamponi / Zolma
Le plateau des auteurs présents est complété par une table ouverte aux fanzines et à la presse alternative
régionale (
Les « Terrasses du Polar » sont réalisées en collaboration avec « L’écrit du sud » et le « Centre Culturel
Méditerranéen »".
Marseille La Cité, Le Ravi, etc.)serge scotto aux « terrasses » - photo EDS
La semaine noire et la Friche la Belle de Mai
…de Didier Daeninckx à Noel Simsolo, avant bien d’autres, certainement, en
passant par Jean-Pierre Mocky et, sans doute, quelques autres aussi…
Après Didier Daeninckx l’an dernier, la Friche, l’Ecrit du Sud et « les Ecaillers » s’associent à
nouveau pour une résidence d’auteur de « roman noir » en invitant à Marseille Noël Simsolo.
Ainsi, la «Maison des projets d’auteurs » de la Friche s’invente peu à peu et voit se succéder en ses
espaces des auteurs poursuivant des projets, invités par des partenaires résidents ou pas, comme
autant de situations où s’explorent des formes de l’écriture dans diverses propositions littéraires,
dramatiques, musicales ou multimédia.
Quant à Noël Simsolo, qui croisera dans sa résidence des auteurs Mexicains Eduardo Monteverde et
Juan Hernandez Luna, il est peut-être plus connu comme critique et historien du cinéma que comme
auteur de romans policiers bien qu’il ait déjà publié douze volumes chez des éditeurs célèbres. Il est
vrai aussi que les parentés entre le Roman noir et le Cinéma sont nombreuses, thématiques (la ville,
le bien et le mal) ou stylistiques (flash back, montage « en cut »).
Cette double passion est en tout cas revendiquée par Noël Simsolo puisqu’il nous a demandé
d’organiser une soirée de cinéma en invitant un de ses amis, Jean-Pierre Mocky, à venir à la Friche
présenter avec lui un de ses films qui l’a particulièrement intéressé. Il s’agit d’un film long métrage,
moins connu et auquel Noël Simsolo souhaite rendre un hommage qu’il juge mérité.
La joie d’inviter Jean-Pierre Mocky à la Friche, ce qui, évidemment, ne nous a pas fait hésiter une
seconde, ne peut se retrouver que dans cette jubilation éprouvée quand le cinéaste et ses films nous
vengent de toutes ces bêtises du Monde. Dans ses petits mondes où les méchants et les gentils se
ressemblent beaucoup, la bêtise triomphe souvent, mais le plus souvent aux dépens de ceux qui ont
cru qu’ils pourraient jouer aux grands, sans même comprendre leur mécanique.
Ce sont ces petits escrocs qui nous ressemblent beaucoup, aussi stupides et trouillards, mesquins,
bêtes et conformistes, à peine moins que leurs victimes, et magistralement interprétés par tous ces
acteurs formidables qui ont croisé la route de Mocky, parmi lesquels, bien sûr, Michel Serrault, mais
aussi Jeanne Moreau, Michel Galabru, EddyMitchell et bien d’autres.
Il n’est pas facile de voir un film de Mocky dans un cinéma à Marseille. Mocky en est peut-être un
peu responsable, lui qui prétend qu’il n’a pas de public à Marseille. Je suis sûr que nous allons lui
offrir la preuve du contraire, ce 27 septembre 2007, pour cette soirée qui est déjà pour moi comme
un véritable cadeau.
Philippe Foulquié
Directeur de la Friche La Belle de Mai
Rendez-vous publics de la « semaine noire » à la Friche :
Jeudi 27/09 à 20h30
Jean-Pierre Mocky,
Projection suivie d’une rencontre avec le public
: Carte blanche cinéma de Nöel Simosolo avec la projection à la Friche de “La Bête de Miséricorde” (2001) deAvec Jackie Berroyer, Bernard Menez, Jean-Pierre Mocky, Patricia Barzyken présence du réalisateur. Tarif : 5 euros.Vendredi 28/09 à 18h30
animée par Jacques Aubergy (de la librairie L’Ecailler à Marseille et créateur du prix Antonin Artaud à Mexico). Entrée libre.
: rencontre publique/débat avec les auteurs mexicains au restaurant « Les grandes Tables de la Friche »,La « Semaine Noire »
une présentation aléatoire
Pendant la dernière partie du mois de septembre, plus qu’à tout autre moment de
l’année, Marseille va cette année à nouveau s’adonner au roman noir. Un
septembre noirvoulu par L’écrit du Sud, la Friche Belle de Mai, et soutenu par L’écailler, la BMVR Alcazar,
et tous ceux qui voudront bien participer à l’avenir à ce moment rock’n’roll.
note sur une résidence
La volonté d'organiser une résidence d'auteur date de plusieurs années. Mise en place en
2006 par la Friche et l'association L'écrit du Sud, cette résidence répond pour l'association
au désir de conserver au polar et au roman noir leur caractère populaire. Aussi n'est-il pas
demandé à l'auteur en résidence de rester dans une tour d'ivoire (en la circonstance la
« Villa » de la Friche Belle de Mai, volontiers surnommée « Villa Izzo » par les uns ou « Maison
Sébastien Japrisot » par les autres) mais au contraire de participer à diverses activités
publiques, ou semi-publiques. Pour Didier Daeninckx, en 2006, venir à Marseille
correspondait à un travail de recherche à effectuer dans les archives de la ville, pour Noël
Simsolo, en résidence cette année, il s'agit davantage de creuser un sillon, celui des
rapports qui se sont petit à petit tissés entre le nord de la France (la région lilloise) et le sud
(la région marseillaise). Auteur de nombreux ouvrages (cf. biographie jointe), Noël Simsolo
a publié chez l'éditeur marseillais L'écailler deux polars lillois dans la collection « L'écailler du
Nord », tellement lillois qu'ils portent chacun pour titre un nom de quartier ou de rue de la
capitale du Nord: « Wazemmes » pour le premier, « Rue de la clef » pour le second; en
attendant que se boucle cette trilogie ou que se poursuive cette série, selon ce qu'il en
sera de la poursuite du travail de l'auteur.
Cette résidence qu'ils ont voulu presque informelle, ses organisateurs veulent la placer sous
le signe avant tout de la convivialité. Aussi sera-t-elle prétexte à plusieurs repas pris
ensemble, un auteur « étranger » mêlant sa gouaille à la faconde des auteurs locaux qui
viendront à sa rencontre. La résidence s’achèvera d'ailleurs par une soirée qui doit
permettre à l'invité de faire goûter des spécialités de sa région aux hommes et femmes de
lettres méridionaux. On s'éloigne bien, penseront certains, d'un travail sérieux de résidence.
Pourtant, qu'est ce que la lecture sinon un échange entre un écrivain (un
même tenté de spécifier) et des lecteurs (ou des
alchimie se crée entre un cuisinier et ses convives, la magie des mots est une
métaphysique qui nourrit l'esprit lorsqu'un auteur et des lecteurs se trouvent en harmonie.
Au demeurant, la cuisine est très présente dans le roman noir, méditerranéen et récent en
particulier (Montalban, Izzo, évidemment) mais chez bien d'autres auteurs, connus ou
moins connus, sudistes ou non-sudistes, dont les héros expriment leur quintessence à travers
les ambiances qu'ils traversent : bistrot parigot ou pizzeria marseillaise, l'équation littéraire
n'est pas si différente. Et Noël Simsolo (les lecteurs de "Rue de la clef" le découvriront bien
vite) n'échappe pas à ce tropisme du verre et de l'assiette.
Mais, que Dieu me court-bouillonne, la table n'est pas le seul prétexte à cette résidence.
Puisqu'il est question d'échange, le public bien entendu sera convié à rencontrer Noël
Simsolo à plusieurs reprises : au cours d'une conférence à la BMVR Alcazar le samedi 29
septembre à 17h, au cours des « Terrasses du Polar » le même samedi (mais le soir) à
Septèmes, puis le dimanche après-midi sur le cours Julien à Marseille. Enfin, Noël Simsolo,
puisque c'est d'échanges multiples qu'il s'agit, a aussi invité son ami Jean-Pierre Mocky à
venir présenter un film à la Friche et converser avec lui et tous ceux que cela intéresse, le
jeudi soir, 26 septembre, à la salle de la Cartonnerie.
Mais s'il n'y avait que cela. Echange encore et toujours. Comme dans tout port qui se
respecte. Et Marseille, le répètera-t-on jamais assez, inlassablement, est le plus vieux port de
France, le plus important, un des plus vieux de la Méditerranée, et toujours le plus
important, un lieu où « de toute éternité » se croisent les hommes, certains s'y enracinant,
d'autres n'utilisant le port que pour ce qu'il est aussi : un point de transit, une étape vers un
autre ailleurs, une ramification sur un chemin d'espoir ou de déroute. L'auteur en résidence
fera donc des rencontres dignes d'un port. Il n'y croisera pas que des Marseillais, il y croisera
le monde. En la circonstance, ce sont des écrivains mexicains qui seront au rendez-vous du
monde, de Noël Simsolo, et des lecteurs marseillais. Et c'est la suite de cette histoire.
écrivant serait-onlisant). De la même manière qu'unenote sur un « jumelage noir »
En 2006 est née aussi une autre manifestation initiée par L'écrit du Sud. A celle-ci aussi la
Friche Belle-de-Mai a largement contribué, ainsi que le British Council, et beaucoup de
bonnes volontés locales et extérieures. Cette manifestation-là a pris le nom de « Jumelage
Noir », car il s'agissait de faire venir deux ou trois auteurs d'une ville étrangère à Marseille, et
en contrepartie, d'envoyer deux ou trois auteurs marseillais dans cette ville-là. La première
ville fut la cité écossaise de Glasgow, dignement représentée par Suhayl Saadi, Jonathan
Charley, accompagnés d'un universitaire écossais vivant en France, Keith Dixon. Le modèle
2007 est bâti sur le même principe : deux auteurs « chilangos », de Mexico, Juan Hernandez
Luna et Eduardo Monteverde, et un universitaire « mexicaniste » vivant en France,
Sébastien Rutes.
La réciprocité étant une chose toujours délicate à équilibrer, aucun auteur marseillais ne
s'est encore rendu à Glasgow, alors que plusieurs, à d'autres occasions similaires, sont déjà
allés à Mexico.
Le « Jumelage Noir » ne se veut pas formel, il se veut occasion là encore de donner à se
connaître les uns les autres, et de donner à connaître notre ville un peu mieux ici et là,
parmi les citoyens de la planète des lettres à travers le monde. Informel encore, dira-t-on,
mais c'est cette absence de formalisme qui a permis à Paco Ignacio Taïbo II d'être à
Marseille le soir de la Coupe de France de football et de dédicacer ses livres en mai
dernier à la librairie L'écailler, c'est cette absence de formalisme qui permet de tisser des
liens, d'approfondir des amitiés, de créer un tissu d'auteurs pour qui Marseille deviendra un
point de chute nécessaire, un port où les marchandises échangées ne sont pas que du
pétrole et du vrac, mais aussi des paroles, des réflexions, des engagements humains. Le
souhait, l'idée, la volonté, est de faire entendre, aux Marseillais peut-être encore plus
qu'aux autres, l'évidence que cette ville est une ville-monde qui n'a rien à envier à aucune
autre, rien à renier, rien de plus non plus à espérer, car elle est déjà riche de sa substance
humaine, forte de ses convictions millénaires. Il est juste utile sans doute de mettre l'accent
sur cette évidence, que Marseille est une ville « noire », un de ces « ports de l'angoisse »
comme l'aurait dit Howard Hawks, où des Bogart et des Bacall aussi vrais que les vrais
tissent chaque jour le maillage d'un territoire formidable où l'amour et la mort se mêlent
avec défi. Il n'est souvent pas besoin de l'expliquer longtemps aux étrangers, c'est bien plus
souvent nous-mêmes que nous devons convaincre de notre propre authenticité, de notre
propre valeur.
Si ce « Jumelage Noir » permet, année après année, de faire entrer un peu plus Marseille
dans la République mondiale des lettres, non pas celle du 6ème arrondissement parisien,
mais celle des entrelacs mexicains de Taïbo, celle des ravages jamaïcains de Russel Banks,
celles des magouilles australiennes de Shane Maloney, celle des faux-semblants meurtriers
de la Floride de Hiaasen et Willeford, celle de la noire profondeur anglaise de David Peace
ou de la lumineuse dureté sicilienne de Leonardo Sciascia ou Andrea Camilleri, alors L'écrit
du Sud aura gagné son pari. Quant au lecteur marseillais, le Mexique vient ainsi à lui, à
travers deux rencontres débats qui seront organisées durant cette « Semaine Noire », l'une
à la Friche le vendredi 28 septembre, l'autre hors la Friche le jeudi 27. Sauf erreur de l'auteur
de ces lignes ou modification de dernière minute.
Mais il y a autre chose encore. A quoi cela servirait-il de vous parler d'échange et de
commerce d'idées si l'on se cantonnait à quelques individus que l'on pourrait penser triés
sur le volet. Les rencontres se doivent aussi d'être le fruit du hasard. C'est bien pour cela
qu'il faut les multiplier. Et c'est ainsi que se termine cette histoire.
note sur les "Terrasses du Polar" et deux projections en avant-première
Cette fois l'affaire est plus ancienne. Elle a six, sept ans, selon comment on compte.
Initialement L'écrit du Sud n'y est pour rien, la Friche pour l'instant ne contemple cela que
de loin. Les « Terrasses du Polar » sont l'invention d'un auteur, Serge Scotto, qui a voulu réunir
dans un territoire qu'il connaît bien, durant le moment privilégié d'une fête, autant
d'auteurs de polar que possible, invités à dédicacer leurs livres. Invités même à concourir
pour un « Prix ». Ainsi chaque année (et pour la deuxième fois avec la participation active
de L'écrit du sud) c'est sur le cours Julien, durant la « Fête du Plateau », que Serge Scotto
réunit le ban et l'arrière-ban des auteurs marseillais, français et régionaux. Ils sont quarante,
ils sont cinquante, alignés, bouquins rangés en ordre de bataille, prêts à en découdre avec
la curiosité des lecteurs. Commercialement, c'est une dédicace, une dédicace géante,
avec non pas deux non pas trois, mais des dizaines d'auteurs. Mais le moment et l'esprit du
lieu en font quelque chose en plus : un instant, évidemment, de rencontre. Personne n'est
plus facile à amadouer qu'un auteur lorsqu'il a décidé de sortir de derrière sa machine ou
son écran d'ordinateur. Et ce ne sont pas quelques tables de guinguois qui vont les
empêcher de s'emporter, de s'exposer, et sûrement aussi, de croiser le fer des mots avec
l'un ou avec l'une, jusqu'au bistrot du coin s'il le faut, pour parler de littérature, d'humour, de
bonne ou de mauvaise fortune. Cette année, c'est le dimanche après-midi, le 30
septembre, que Serge Scotto a réuni ses ouailles, mais attention, il y a un bis en forme de
prémisses, le samedi soir à Septèmes-les-Vallons.
Alors voilà, une résidence, un jumelage, des dédicaces et des rencontres, c'est déjà pas si
mal. La « Semaine Noire » cette année profite pourtant des circonstances pour en faire un
petit peu plus et aller voir avec vous jusqu'où les mots peuvent-ils se transformer en images.
Jean-Pierre Mocky sera là avec Noël Simsolo et l'un de ses films, vous le savez déjà, mais
l'image encore se présentera par deux fois, à propos de deux livres publiés par L'écailler et
dont la sortie coïncide avec cette période. Le premier a une longue histoire, celle d'un
auteur mystérieux, Franck Burns, qui après avoir envoyé un manuscrit à une maison
d'édition voisine de chez lui sembla s'être évanoui dans la nature. Les éditeurs le
cherchèrent un temps, puis abandonnèrent l'idée de publier son roman; entre-temps
l'histoire était arrivée aux oreilles d'une réalisatrice, Cathie Lévy, qui décida de creuser et
de peut-être en faire un film. Franck Burns parlait de meurtres dans le milieu de la cloche, à
Marseille, du côté de la gare Saint-Charles. Cathie Lévy décida de parler de Franck Burns,
et de le chercher lui alors que dans les livres on cherche souvent les meurtriers. Mais un
auteur n'en est-il pas un lorsqu'il tue ses personnages? Mois après mois, Cathie Lévy
organisa son scénario, filma le quartier, des Franck Burns possibles, des clochards, des
habitants. Elle trouva un producteur (les Films du Tambour de Soie) et le producteur trouva
un diffuseur. Six ans plus tard, le film, « A la recherche de Franck Burns », existe, il est
superbe, Arte le diffuse le 16 septembre au soir durant un « Thema » sur Marseille. Avec trois
heures d'avance, les Variétés le projettent, ce dimanche 16 septembre à 19h30, en
présence de Cathie Lévy, des éditeurs, du livre (« Social Killer ») et peut-être de l'auteur.
Mystère. Qui sait qui il est ni même s'il existe?
Dans un registre bien différent, deux autres réalisateurs, marseillais, Thierry Aguila et Philippe
Carrese (dont on ne présente plus la richesse en tant qu'auteur de polars) se sont penchés
sur un autre mystère : celui des « grands voyous », ces « parrains » qui hantent l'imaginaire
des « caves » et qui illustrent les colonnes des journaux. Du livre documentaire de Bruno
Aubry « Les parrains de la Côte » (éd. L'écailler également), Aguila et Carrese, produits par
Comic Strip et diffusés sur France 3 (à compter du 20 octobre), ont tiré un documentaire
de 6 fois 26 minutes, qui éclaire autant que faire se peut les vies mouvementées de
Carbone et Spirito, des frères Guérini, de Francis le Belge, Gaétan Zampa, Jacky le Mat et
Jean-Louis Fargette. Marseille la sombre, à la vision de ces films, contées par voix d'Olivier
Marchal, devient bien à l'évidence cette ville du polar où la réalité et la fiction ne font
qu'un, où les bandits inventent des scénarios que les auteurs n'auraient pas imaginés,
tandis que les auteurs donnent vie à des truands, vrais ou faux, qui sont autant de flèches
traversant notre société de part en part et nous permettant ainsi de la découvrir de
l'intérieur, par ses malaises et ses craintes, par sa chair et son âme.
La « Semaine Noire » se donnera une rallonge à une date et en un lieu à dévoiler plus tard
pour vous proposer ces Parrains en avant-première, avant la diffusion télévisée.
pour finir
La résidence et le jumelage, les dédicaces, les rencontres, rien de tout cela n'est
précisément au « centre » de Marseille, mais tous ces moments, toutes ces personnes, avec
vous, feront encore une fois le voyage vers le coeur d'un genre qui est le seul aujourd'hui à
prendre en considération la société sans préjugés, et même sans jugement; les bons et les
méchants, on sait qui ils sont à un instant donné, mais on ne sait jamais ce qu'ils deviennent
l'instant d'après, murés dans le silence de l'inconnu. La « Semaine Noire » n'a d'autre
ambition que de forger cette relation à l'aléatoire, pas d'autre désir que de tisser une
trame de mots autour de l'esprit de vie, pas d'autre certitude enfin, que de la rencontre
naissent la joie, la compassion et la force.
Patrick Coulomb,
pour L'écrit du Sud
les dates de la semaine noire 2007
dimanche 16 septembre
19h30 aux Variétés projection publique en avant-première de "A la recherche
de Franck Burns" de Cathie Levy, d'après "Social Killer" (éd. L’écailler). (Les
Variétés, 48, rue Vincent Scotto, 1
–er, tel. 08 92 68 05 97.dimanche 16 septembre
22h30 diffusion sur Arte de "A la recherche de Franck Burns".
–
jeudi 27 septembre –20h30 - soirée Simsolo-Mocky à la Friche Belle-de-Mai (41, rue Jobin, 3e, tel.
vendredi 28 septembre – 18h30 - Rencontre publique débat sur "Le roman noir au Mexique" avec les auteurs mexicains, au restaurant de la Friche Belle-de-Mai. samedi 29 septembre 17h - conférence Noël Simsolo à la BMVR Alcazar : « roman noir et film noir ». (BMVR Alcazar, 58, cours Belsunce, 1 samedi 29 septembre en soirée - "Terrasses du Polar" - à Septèmes. dimanche 30 septembre après-midi - "Terrasses du Polar" à Marseille, cours Julien. 18h30 – one man show de Roger Facon, au Quai du Rire, 16-19, quai de Rive-Neuve (7 -------------------------------------------------------------------------------------------------------- L’ECRIT DU SUD - 41 rue Paradis - 13001 Marseille contact - Bruno Richard 06 09 18 00 11 librairie L’écailler – 2, rue Barbaroux – 1
19h00 – au restaurant de la Friche de la Belle-deMai
Sébastien RUTES, spécialiste de l'oeuvre de Paco Ignaio TAIBO II et Christian ESTRADE, spécialiste de l'ouevre de Ricardo PIGLIA présenteront les livres de Juan HERNANDEZ LUNA et Eduardo MONTEVERDE parus dans la collection L'atinoir, en présence des 2 auteurs mexicains,
04 95 05 95 04 - salle Cartonnerie). Projection et débat.
VENEZ DECOUVRIR LES DANSES BRESILIENNES
Tous les jeudis de 19h à 21h
cours de Forro et Samba
avec RODRIGO
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SPORTING CLUB de BONNEVEINE
Place Louis Bonnefon
13008 Marseille